Autopsie d’une œuvre
Hergé plus vivant que jamais !
Parce qu’il est encore possible de dénicher dans les albums mythiques de la bande dessinée des émotions à vivre au présent
Docteur Guido vous propose une méthode inédite de lecture de quelques chefs-d’œuvre du 9e Art. Parce qu’un album de bande dessinée a le défaut de servir souvent de prétexte à des voyages dans le temps, propices à maintenir sous cloche des émotions liées à des lectures passées, il était temps de proposer des lectures délivrées de ces casseroles de nostalgie bien ordonnée (qui commence toujours par soi-même).
Recevoir un extrait gratuit !
La collection
Tome 2 Luxe
Tome 1 : L’Affaire Tournesol
Une lecture attentive de L’Affaire Tournesol est-elle dépendante de tout ce foisonnement de détails si proches de la réalité ou d’un scénario à la mécanique parfaitement maîtrisé ?
En somme, cet album ne fait-il pas entrer le lecteur dans un monde si parfaitement agencé qu’il ne lui reste plus qu’à se laisser guider par la virtuosité d’une histoire aux rebondissements incessants ?
Ce n’est pas l’avis du Docteur Guido, qui propose, à travers sa collection Autopsie d’une œuvre, une lecture au scalpel de L’Affaire Tournesol qui permettra de considérer cet album, qui reste fascinant malgré son académisme et sa maîtrise parfois intimidants, d’un point de vue inédit.
Le premier tome de la collection Autopsie d’une œuvre est une méthode de lecture inédite de L’Affaire Tournesol - une aventure de Tintin créée par Hergé.

« Si vous continuez de douter, si vous souhaitez rester convaincus que votre passion pour la bande dessinée est liée à vos souvenirs de jeunesse, alors désolés de devoir vous l’annoncer aussi brutalement, mais voilà : nous ne sommes pas nostalgiques par amour de notre prochain, ni parce que c’était mieux avant, ni parce que les albums de BD sont des balises posées dans le temps, mais parce que nous nous laissons berner par notre interprétation de ces histoires dessinées nous assimilons à un souvenir…
Alors que c’est la réalité. »
Docteur Guido
Autopsie d’une autopsie
L’Affaire Tournesol
En verre et contre tout
Autant l’album du Yéti fut un exutoire mental, autant celui qui fait de Tournesol l’objet de la quête de nos héros (Tintin et Haddock) est l’occasion pour Hergé d’incarner une réalité de papier à partir d’une réalité visuelle ou documentaire. Les exemples abondent, en effet, qui illustrent cette frénésie d’aller à la source d’un réalisme qui cherche à exploiter la précision du trait de la ligne claire pour mettre en scène une vérité qui sera ensuite le prétexte, pour de nombreux lecteurs, de mettre de la chair dans les albums de Tintin. Contrairement aux albums de la Lune, l’enjeu n’est plus de raconter une histoire crédible scientifiquement, mais de placer Tintin et ses compagnons dans une réalité proche de la nôtre.
Le professeur Tournesol est-il une Affaire ?
En décembre 1954, paraissent les premières planches de L’Affaire Tournesol dans le Journal Tintin, ce qui sera le dix-huitième album d’Hergé. Succédant au diptyque de la conquête de la Lune et précédant Coke en Stock, cet album est symbolique, de par son histoire maîtrisée et le foisonnement des détails réalistes - souhaités par Hergé, mais dessinés par d’autres - ; et la sérénité du créateur de Tintin (une sérénité qui sera mise à mal quelques années plus tard et qui sera l’un des moteurs créatifs de l’album Tintin au Tibet).
Si Tintin et Haddock mènent l’enquête, pour retrouver leur ami Tournesol, Hergé mobilise quant à lui ses collaborateurs et sollicite les conseils de spécialistes en tout genre pour faire de L’Affaire Tournesol une histoire hyperréaliste à la crédibilité indiscutable. Fini, donc, les retournements de situation alambiqués ou les effets de manche conformes à ce que propose une BD pour enfant, mais peu conformes à la réalité, et place au réalisme d’une histoire qui s’inspire du concept narratif des films ou des romans d’espionnage.
Le professeur Tournesol dans ses œuvres !
Une lecture attentive de L’Affaire Tournesol est-elle dépendante de tout ce foisonnement de détails si proches de la réalité ou d’un scénario à la mécanique parfaitement maîtrisée ?
En somme, cet album ne fait-il pas entrer le lecteur dans un monde si parfaitement agencé qu’il ne lui reste plus qu’à se laisser guider par la virtuosité d’une histoire aux rebondissements incessants ?
Ce n’est pas l’avis du Docteur Guido, qui propose, à travers sa collection Autopsie d’une œuvre, une lecture au scalpel de L’Affaire Tournesol qui permettra de considérer cet album, qui reste fascinant malgré son académisme et sa maîtrise parfois intimidants, d’un point de vue inédit.
Autopsie de Tintin au Tibet
L’album Tintin au Tibet est présenté systématiquement comme étant celui de l’amitié glorifiée et du courage qui permet de surmonter toutes les épreuves...
Il était temps qu’un premier de cordée se propose de tracer une nouvelle voie, afin de révéler tout le potentiel philosophique et tragique d’un album qui reste n’avait pas dit son dernier mot.
Profitez d'une relecture au scalpel et sans filet de Tintin au Tibet et prenez de la hauteur en restant confortablement assis dans votre fauteuil ou allongé dans un hamac.
Disponibilité : mars 2026
Interview du Docteur Guido
Le Docteur Guido a créé les Autopsies littéraires et nous explique sa méthode de lecture qui propose de commenter une bande dessinée d’une manière originale. Passionnés de bandes dessinées mythiques, comme le sont les Aventures de Tintin, ou simples curieux, lisez-ce qui suit et laissez-vous séduire par cette proposition inédite.
Question : Une Autopsie d’une œuvre et une lecture au scalpel, c’est quoi ?
Réponse : Si les autopsies que je mène, à l’égard de quelques chefs-d’œuvre du 9e Art, suivent le même processus que celui d'une autopsie médicale, c’est pour mieux s’éloigner de toute tentative ou réflexe d’une interprétation psychanalytique, psychologique ou philosophique de l’œuvre, mais découvrir les causes de son existence. Le cheminement est donc inverse de celui d’une autopsie médicale classique, qui cherche à découvrir la ou les causes de la mort. Une bande dessinée étant un objet qui n’existe que parce qu’il est lu, c’est-à-dire considéré subjectivement par un lecteur, je ne cherche pas les raisons d’une disparition, mais les causes objectives d’une apparition et peut-être de la vérité.
Question : Quelles sont les avantages d’une Autopsie d’une œuvre si on compare le procédé à une analyse classique ?
Réponse : Une Autopsie d’une œuvre est le moyen de comprendre en profondeur comment une création « se tient », à partir de quels fondements objectifs il est possible de la considérer vivante, ce qui la rend unique et bien réelle ; mais seulement le temps d’une lecture. Ma méthode remet en question l’idée que l’interprétation est au service de la réalité d’une bande dessinée et considère même que cette réalité ne doit pas être dévoyée par les souvenirs et les raisonnements qui cherchent une cohérence à l’extérieur de cette œuvre (c’est-à-dire en tenant compte d’influences passées ou du parcours de l’auteur). Une Autopsie d’une œuvre ne juge pas si une bande dessinée est « bonne » ou « mauvaise », mais se propose de décortiquer méthodiquement ce qui est accessible au moment de la lecture pour en révéler les mécanismes cachés qui permettent à une certaine réalité d’être cohérente et crédible.
Question : Pouvez-vous nous donner des exemples concrets ?
Réponse : Une Autopsie d’une œuvre ne cherche pas à :
- Comprendre les intentions de l’auteur, mais à démontrer comment la cohérence de sa création permet d’identifier ses intentions
- Mettre en lumière la structure qui permettrait à l’histoire d’être crédible, mais expliquer comment la structure d’une œuvre est consécutive à son élaboration.
- Découvrir les détails qui peuvent passer inaperçus lors d’une première lecture, mais à se servir d’un esprit libéré du diktat des lectures précédentes pour assister à l’apparition d’une réalité libérée des émotions liées au moment des premières lectures
Réponse : Bien sûr, et le voici...
- Je procède à un rappel des faits
- Je propose un examen général du sujet
- Je mène ensuite une description visuelle et sémantique sans chercher à en déduire le sens, dans le seul but de proposer un constat objectif de ce qui est montré
- Je procède à des incisions minimalistes et une analyse des organes vitaux (les planches, les cases et les bulles)
- Ensuite à une autopsie du cœur de l’intrigue, de la respiration (scénario et dessins) et du système nerveux (découpage et le rythme)
- Et enfin, une fois l’examen achevé, une fois la lecture au scalpel terminée, il est temps de passer à la conclusion, afin de déterminer la « cause de l’apparition » à partir des données récoltées.
Question : La cause de l’apparition ?
Réponse : Eh bien oui... Celle de la bande dessinée que j’aurai lue. Qui ne fut qu’une apparition, avant la prochaine, car c’est ainsi, nos bandes dessinées préférées n’existent que le temps d’une lecture. La cause de leur disparition est facile à expliquer, alors que celle de leur apparition est plus complexe à justifier. C’est tout l’enjeu d’une Autopsie d’une œuvre...
Besoin d’une consultation ?
Faites-vous connaître !