L’Affaire Tournesol
Parce qu’il est encore possible de dénicher dans l’œuvre d'Hergé des émotions à vivre au présent...
Le Docteur Guido vous propose une relecture au scalpel de L’Affaire Tournesol d'Hergé.

Tome 1 : L’Affaire Tournesol
Le Docteur Guido pense qu’il est dommage de se laisser leurrer par ces voyages dans le temps que l'on effectue lorsque l'on relit une bande dessinée de son enfance.
Ce n’est pas avec mépris, mais affection, que le docteur affirme cela, car sa conviction est ainsi faite : relire un album de Tintin en quête d’une émotion que l’on ne se privera pas d'affecter à un temps révolu empêche de justement profiter des émotions nées de la perception en temps réel d’une vérité pas si inaccessible que ça.
Une autopsie littéraire n’a pas vocation à mettre en exergue les évidences d’une œuvre. C’est dans les soubassements et les coulisses, derrière les miroirs et une fois le verre brisé, que les fondements d’une création se révèlent...
Le premier tome de la collection Autopsie d’une œuvre propose une méthode de lecture inédite de L’Affaire Tournesol.

« Si vous continuez de douter, si vous souhaitez rester convaincus que votre passion pour Tintin est liée à vos souvenirs de jeunesse, alors désolés de devoir vous l’annoncer aussi brutalement, mais voilà : nous ne sommes pas nostalgiques par amour de notre prochain, ni parce que c’était mieux avant, ni parce que les albums de Tintin sont des balises posées dans le temps, mais parce que nous nous laissons berner par notre interprétation des histoires de Tintin que nous assimilons à un souvenir…
Alors que c’est la réalité. »
Docteur Guido
Extrait d’une interview du Docteur Guido
Question : Pourquoi débuter cette collection par l’album L’Affaire Tournesol ?
Réponse : Peut-être parce que, et contredisant ce que je vous ai dit précédemment au sujet des autopsies médicales, sur la couverture de L’Affaire Tournesol, on peut voir Tintin et Haddock autour du cadavre de Tournesol.
Question : Vous savez bien qu'à cet instant précis du récit, Tournesol est évanoui... Souvenez-vous... La course poursuite, l’accident de voiture...
Réponse : Vous en savez des choses, dites-moi... Eh bien, c’est précisément l’erreur que je ne veux pas commettre : lire un album de Tintin en connaissance de cause. C’est en raison de cette incapacité de relire un album de bandes dessinées sans systématiquement faire appel à ses souvenirs, ou à ses émotions passées, que l’on s’empêche d’aller au cœur du projet d’un auteur et qui reste la seule vérité à découvrir. Alors un bon conseil : lisez le premier tome de la collection Autopsie d’une œuvre et réapprenez à lire...

Epiphanie du visage
Emmanuel Levinas fait de la vulnérabilité du visage cette injonction faite à Autrui : « Tu ne tueras point ». Son dénuement est une immanence de l’éthique qui commande au pire et se soumet au meilleur.
Le premier tome de la collection Autopsie d’une œuvre propose de se servir du concept d’épiphanie du visage de Levinas pour démontrer en quoi le génie d’Hergé est avant tout philosophique, c’est-à-dire étique, avant d’être esthétique.
Merci donc à Tournesol et Haddock de nous permettre d’accéder plus aisément à la pensée d’Emmanuel Levinas.
Autopsie d’une autopsie
Envie d’une Autopsie ?
Faites-vous connaître !