Au XVIIIᵉ siècle, le pouvoir royal et religieux souhaite imposer cette doctrine : « Un seul roi, une seule loi, une seule foi ». Faisant suite à la Révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV en 1685, interdire le culte réformé dit protestant est la suite logique d’une stratégie politique destinée à ôter aux huguenots leur statut social, le pouvoir social et leur puissance financière (dans la lignée de ce que subir les Templiers). Les adeptes clandestins d’un culte devenu illégal et les résistants à l’oppression prennent les armes, avant d’opter, après la mort de Pierre Laporte dit Rolland pour une résistance pacifique. Malgré tout, la chasse aux protestants ne faiblit pas, ce qui oblige nombre d’entre à opter pour l’exil, afin d’échapper aux galères, à la prison ou à la mort. C'est dans ce contexte de persécution que s'inscrit le destin de Marie Durand. Née en 1711 dans le Vivarais, cette femme cévenole est devenue la figure emblématique de la résistance protestante. Son nom reste indissociable de la Tour de Constance, à Aigues-Mortes, où elle fut capturée et enfermée pendant près de quatre décennies pour avoir refusé d'abjurer sa foi.